Plein Sud / 19 septembre au 20 décembre 2026

L’exposition Ainsi de Suite – troisième et dernière partie de la trilogie Écho/Système – prolonge plusieurs des questionnements et réflexions amorcées dans les deux premiers volets (présentés au Centre d’art de Kamouraska en 2024 et au Musée d’art de Joliette en 2026). 

Alors que ceux-ci offraient des espaces de ralentissement, d’écoute et de reconnection avec le vivant, le passé et le présent, ce troisième volet se déploie comme une projection vers l’avenir ; une méditation sur les devenirs possibles du monde et de la matière. Des matériaux tels que le mycélium et le cuivre y agissent comme des métaphores de la mémoire et des réseaux invisibles qui relient toutes les formes de vie.

Si les volets précédents cherchaient à réapprendre à habiter notre environnement, à renouer avec la sensorialité et la présence au monde, cette nouvelle installation envisage le présent comme une strate du temps géologique, un fragment inscrit dans une continuité plus vaste où évolution, mémoire et transformation s’entremêlent. Des sculptures stratifiées de cuivre et de mycélium, apparaissent ainsi comme les témoins de ce monde en transition.

Une vidéo générée par intelligence artificielle – représentant un travelling en forêt et diffusée sur un imposant écran LED métallique et translucide – souligne avec force les frontières entre le réel et le virtuel. 

Au sol, un tapis vert évoque à la fois l’herbe, les paysages naturels mais aussi les « green screen » utilisés en cinéma et en photographie pour l’incrustation d’images générées par ordinateur. Ce dispositif ouvre alors un champ de réflexion sur différentes notions et croyances de figure/fond, de simulation et de perception, faisant écho aux nouvelles réalités virtuelles qui redéfinissent progressivement notre expérience du monde.

À la fois organiques et technologiques, les œuvres interrogent la manière dont les réseaux – naturels, numériques et sociaux – reconfigurent notre rapport à l’écosystème, au temps et à la mémoire. 

Comme un écho aux systèmes, ce dernier chapitre de la trilogie invite à imaginer, spéculer et anticiper, non pas selon une logique linéaire de progrès, mais à travers une vision cyclique et fluide du temps, où le futur s’enracine dans le passé et le présent, se régénérant sans cesse au contact des forces du vivant.

Photos: Guy L’Heureux