Se Faire Echo… (2019)
Œuvre d’intégration de l’art à l’architecture (1%), commémorant l’apport de l’immigration à Laval
Parc St-Norbert
Aluminium, gravure sur aluminium
100 x 100 x 365 cm
Conçue pour commémorer l’apport de l’immigration à Laval, l’œuvre a été réalisée avec la participation de la communauté libanaise. M’inspirant de deux importants éléments naturels du Liban, la sculpture prend la forme d’une montagne ouverte en deux parties dans laquelle son cœur brille comme l’eau de la mer. Semblable à une arche, elle est une porte d’accueil aux personnes entrant dans le parc, mais elle est aussi synonyme d’ouverture, comme c’est le cas de la ville de Laval, reconnue comme une importante ville d’accueil des immigrants. Or, l’immigration vient nécessairement avec certaines « coupures », qu’elles soient familiales ou territoriales, politiques ou culturelles. C’est d’ailleurs pour cette raison que la sculpture est coupée en deux parties.
Fabriquée à partir de formes angulaires – rappelant celles des rochers qui composent les montagnes – sa structure triangulaire fait aussi référence au cèdre vert qui est l’emblème du Liban – que l’on retrouve sur son drapeau ; de même qu’à un conifère, un autre symbole fort de la nature canadienne et québécoise. L’arbre peut aussi souligner l’importance de la nature et de l’environnement à Laval. Puisque les surfaces réfléchissantes (polies miroir) intérieures se font face, les promeneurs circulant à l’intérieur voient leur image se répéter à l’infini. Apportant un aspect des plus ludiques à la sculpture, il amène tout un champ de « réflexion » sur cette cohabitation entre les personnes de différentes origines qui se font échos…
Les personnes intéressées étaient invitées à fournir leurs empreintes de main lors d’une journée de rencontre et d’échange avec la communauté libanaise. Les empreintes ont par la suite été numérisées et une sélection a été extraite pour être gravée sur certaines parties de l’œuvre. Symbole fort de l’identité, les empreintes de mains peuvent être une signature, un geste d’expression signifiant son passage, sa présence ou son appartenance à un lieu. Semblables aux lignes de relief des cartes topographiques, les sélections d’empreintes ont servi à recréer une nouvelle carte topographique imaginaire. Cette « carte » a été gravée dans quelques plaques d’aluminium qui ont servi à construire la coquille extérieure des sculptures. Telle une coquille protectrice, cet assemblage géométrique est donc « empreint » de sa communauté et rappelle encore une fois les liens forts qui nous unissent.




